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Etre ou ne pas être à sa place ?

shasta_jc_portrait_b_06.jpgpar Jean-Claude Genel

Etre ou ne pas être à sa place ? Et si c’était LA question dont l’âme venait chercher la réponse sur terre à chacune de ses incarnations ? Elle qui vit dans sa continuité, elle qui s’ouvre à toujours plus d’amour et de lumière comme à des aspects de sa propre réalité divine, que vient-elle chercher ici-bas, dans cette galère ou chaque être humain ne semble lutter que pour sa seule place au soleil ?


Notre âme a-t-elle toujours conscience d’être à sa juste place quelles que soient les circonstances, ou bien subit-elle les aléas de l’incarnation ? De quels moyens dispose-t-elle pour éviter de se voir dépossédée, un temps, de sa place au regard de Dieu ?

La visualisation de l'âme

L’incarnation n’est pas le fruit du hasard ou alors il s’agit de celui dont Albert Einstein aurait dit qu’il est le nom que prend Dieu quand Il veut rester anonyme. Avant même de s’incarner, l’âme choisit les grandes lignes de son parcours terrestre : l’époque, les parents, le pays et les conditions sociales d’éducation et d’environnement culturel. En fait, ce choix est une véritable visualisation renfermant tous les paramètres mystiques que sa venue sur terre devra mettre en scène. L’âme décide également des grands rendez-vous qui lui occasionneront les prises de conscience indispensables à son nouvel éveil. La loi de cause à effet est la garantie cosmique que, quoiqu’il lui arrive une fois prisonnière de l’espace terrestre en général et d’un corps physique en particulier, elle aura toujours son mot à dire pour rectifier les malentendus, corriger la trajectoire et retrouver le tracé en dehors duquel elle ne se sentirait plus à sa place dans l’œuvre de Dieu.

Une fois plongée au cœur de l’incarnation, tous ses choix célestes deviennent des aptitudes, des intuitions, des élans que l’être humain se doit de gérer et suivre à la lettre. Mais ils peuvent aussi devenir, sous l’action d’un ego particulièrement envahissant, des blocages, des peurs et autres inhibitions. Comme si l’ego s’emparait des rênes et que nous assistions à un changement de conducteur ! Pourtant, malgré les apparences, l’âme perçoit vibratoirement tout des expériences que son véhicule est en train de vivre. Elle vibre du souci permanent d’agir selon ses plans et profite de la moindre faille dans la cuirasse de l’ego pour faire jaillir la lumière. L’âme ne vit pas les luttes, les chagrins et les drames, pas plus qu’elle ne vit les souffrances, les révoltes et les moments de joie. Elle vit bel et bien son chemin, celui qui déterminera la place qu’elle trouvera de l’autre côté une fois libérée de cette lourdeur terrestre. Car en fait, si nous cherchons parfois désespérément une place au soleil qui nous fera exister dans ce monde d’illusion, l’âme, elle, durant son parcours " au sol ", construit sa véritable place au sein de sa propre lumière révélée.

Vers la lumière de son futur

Car cette lumière, véritable soleil dont il est question de manifester ici-bas l’existence – le fameux royaume des cieux sur terre – est bien la lumière que l’âme connaît. Et comment la connaît-elle ? Voici le scénario qui m’est apparu aux cours de mes méditations. Après la mort, lorsque l’âme est désincarnée, celle-ci se retrouve sur un plan intermédiaire où elle est amenée à faire son bilan. L’enseignement qu’elle en dégage lui donne à choisir sa future incarnation. Après cette étape, elle peut se placer dans l’adoration, dans la contemplation de la lumière. Autrement dit, l’âme se tourne vers la lumière qui n’est autre que son devenir ou, si vous préférez, sa future incarnation au sens purement spirituel. C’est elle qui deviendra ce que j’appelle l’œuvre spirituelle. L’âme contemple donc sa future place, celle qu’elle intégrera par le jeu de l’incarnation. Cette lumière est vibratoirement l’histoire qu’elle va redécouvrir à travers le vécu humain. C’est elle que l’âme emporte sur terre et qu’il lui faut rayonner ; car l’âme connaît le sens profond de cette phrase : il n’y a pas plus grand gourou que la vie elle-même. Sur terre, l’âme dispose d’un temple humain pour se manifester. Elle vient suivre un tracé, souvent commun à tous les êtres humains, celui des trois œuvres. L’œuvre familiale, tout d’abord, correspond à la mise en place des sentiments familiaux. Elle permet à la psychologie de prendre place et sert de base à l’expression du karma. L’être reçoit ce " climat " du clan familial et le reproduira plus ou moins fidèlement par la suite à travers son propre programme de vie. L’œuvre professionnelle quant à elle, place tout un chacun au pied du mur. La société teste ses capacités d’adaptation, l’étendue de son savoir et de ses connaissances. À notre époque, de moins en moins d’êtres peuvent prétendre se maintenir à leur place professionnelle malgré leurs capacités et leur envie. Et du côté de la famille, les sentiments qui en assuraient le fondement hier, paraissent remis en cause aujourd’hui. Il semblerait que les destins soient " détournés " ! Et si tout cela permettait à la troisième œuvre d’asseoir davantage son " autorité ", non plus pour un petit nombre, mais pour l’ensemble de l’humanité ?

Les choix essentiels de l’âme

En effet cette œuvre, résultante des deux premières, révèle les choix essentiels de l’âme et ceux-ci, à l’aube du troisième millénaire, semblent indiquer la nouvelle place que l’être humain doit occuper désormais : celle que son âme porte, en accord avec l’ère qui s’annonce. Les trois œuvres permettent donc de restituer la lumière de l’âme par des pensées, des gestes, des mots et de multiples sentiments. Cette lumière est ainsi concrétisée en actions. C’est ainsi que les sociétés se transforment, poussées par les exigences de l’être humain, lui-même sollicité de l’intérieur par celles de l’âme. Car si la révélation de la lumière de l’âme est loin d’être perceptible ici-bas , c’est bien sur l’autre plan que, parallèlement, elle fait vibrer son champ de conscience.

Nous comprenons ainsi que sur terre, nous sommes liés à cette vie éphémère, faite d’illusions, et que nous vivons aussi ailleurs d’une force et d’une expression plus subtiles. Toute recherche de notre véritable place pourrait se résumer à ceci : essayer d’harmoniser ces deux états, car c’est bien de deux états dont il s’agit. Notre planète est semblable à un immense laboratoire où l’on apprend inlassablement par les expériences. Nous oublions simplement de nous manifester sur l’autre plan, le plus subtil, là où se tient notre corps véritable. Si nous étions un peu moins obnubilés par nos chimériques quêtes de notoriétés, un peu moins dans l’attente que notre prochain ne s’écroule pour lui ravir – le mot est charmant ! – sa place, nous irions alors davantage en profondeur dans les événements qui nous arrivent, dans les tracas de la vie. Par ignorance, nous ne pensons jamais qu’une épreuve ou une joie ont des conséquences sur ce plan subtil dont je viens de parler. Mais comme nous dit l’ancien axiome hermétique, tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Il y a donc en bas l’évolution par la matière, par l’expérience. Et en haut, il y a d’abord la connaissance des expériences, la compréhension des difficultés. Tout cela situe l’âme en permanence à sa place, et nous donne la nôtre pour peu que nous agissions en bonne intelligence avec elle. L’âme est toujours au centre de sa vérité, de sa lumière, celle qu’elle a déjà intégrée et celle, présente, dont nous sommes les œuvriers.

Notre place au soleil se situe dans notre réalité spirituelle, de l’autre côté des choses, quand l’âme prend conscience du regard de Dieu sur elle. Son parcours terrestre et tout ce qu’elle a su devenir se trouvent éclairés ; l’âme est inondée de paix, elle est dans l’amour de Dieu, son unique place.

Son nouveau livre : ici

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